Jacques-Antoine Granjon, PDG de vente-privee.com, est l’invité de l’émission LCI-Le Figaro « Impressions d’entrepreneurs », regardez l’émission sur le site de TF1 :
Nombre d’entrepreneurs en rêvent, Jacques-Antoine Granjon l’a fait. Fondateur et PDG de vente-privee.com, qui réalise un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros et emploie 1 300 salariés, il vient de signer un accord avec American Express aux États-Unis. Si, jusqu’alors, le distributeur de grandes marques à prix cassés sur Internet souffrait outre-Atlantique d’un déficit de notoriété, son dirigeant voit dans ce partenariat l’occasion d’y remédier et de profiter du savoir-faire de l’un des géants américains des services financiers. «American Express est la quarantième marque la plus connue au monde, avec 42 millions de porteurs de cartes. Alors, réaliser une coentreprise à 50-50 entre un Français et une multinationale américaine, c’est fantastique !» s’enthousiasme Jacques-Antoine Granjon. D’autant que la démarche a été initiée par le groupe financier, désireux de lancer en Amérique une société de ventes en ligne événementielle comme vente-privee.com. «Soit on le fait avec vous, soit on ne le fait pas, nous ont-ils dit», relate le PDG.
Indépendamment de cette opération aux États-Unis, fort de son modèle «B to B to C» avec des clients qui sont d’abord les marques, puis les membres, Jacques-Antoine Granjon compte bien se développer en reproduisant son modèle partout en Europe : «Nous avons déjà ouvert dans différents pays européens, mais l’Europe reste à faire ; elle n’existe pas vraiment. L’Europe des entreprises, il faut aller la créer. C’est une nouvelle start-up.» Présent dans des pays comme l’Allemagne et l’Italie, il compte bien renforcer vente- privee.com sur le continent. Et semble prêt à s’y atteler seul.
L’entrée de partenaires dans le capital de sa société est une éventualité que, pour l’heure, il écarte : «J’ai la chance de diriger une entreprise qui n’a pas de dettes, qui est indépendante, que je contrôle, qui a 150 millions d’euros de trésorerie, et qui fait des profits depuis 2004, c’est-à-dire quasiment depuis sa création. Donc je suis totalement indépendant et c’est ce qui me laisse les mains libres pour développer ma politique de long terme, de qualité et de relationnel puissant auprès des marques et de nos membres.»
Car, pour Jacques-Antoine Granjon, si une entreprise veut se développer dans le temps, il ne faut ni prendre de décision à court terme ni se lancer dans une valorisation financière ubuesque sous prétexte qu’elle a de vastes marchés à explorer et un business modèle vers lequel des millions de consommateurs peuvent converger. Ce qui prime, à ses yeux, c’est de s’adapter constamment. Ce qui passe par une maîtrise des coûts de l’entreprise – une responsabilité qui incombe aux entrepreneurs et aux managers – ainsi que par une remise en question permanente et de l’innovation. «Il ne faut jamais penser que ce que l’on a fait est figé et ne doit pas changer, affirme Jacques-Antoine Granjon. Il faut toujours regarder à quel moment votre process est obsolète, comment vous pouvez réfléchir différemment, comment faire quelque chose mieux et moins cher. Les Américains sont très forts pour cela. C’est un pays de la free enterprise où il y a toujours quelqu’un qui va faire mieux et moins cher que vous. Donc c’est un vrai challenge permanent.» Que la société vente-privee.com essaie de s’appliquer à elle-même.
Source: Corinne Caillaud pour Le Figaro
C’est avec American Express que Vente-privee.com se lancera aux Etats-Unis. « Nous ne voulions pas entrer seuls sur ce marché difficile, qui est très mature, notamment sur le créneau du discount », explique Jacques-Antoine Granjon, cofondateur et PDG de vente-privée.com. Sur le marché américain, American Express garantit la notoriété, synonyme de confiance pour les futurs cyberacheteurs, ce qui est « la clé du succès de l’e-commerce », d’après la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad). Après un an de négociations, les deux sociétés ont créé une joint venture à 50/50 qui donnera naissance à un site américain de ventes événementielles à la fin de l’année ou au tout début 2012. Son nom n’est pas encore arrêté et va faire l’objet de « crash-tests » dans tout le pays, mais il va être basé sur le modèle qu’a développé vente-privée en France et en Europe. Celui d’une logistique et d’un service client intégrés et surtout d’une relation durable avec les marques étendue aux clients finaux, les membres. Ils sont plus de 9 millions en France et 13 millions au total en Europe (Allemagne, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Autriche et Belgique). Rentable depuis 2004, le deuxième site le plus visité en France (1,3 millions de visiteurs par jour) selon le classement de la Fevad, prévoit de dépasser le milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année.
Pour son marché domestique, American Express a sélectionné le groupe français parmi tous les e-commerçants au monde, le préférant notamment au numéro deux mondial (par le chiffre d’affaires), l’américain Gilt. « Les marques européennes sont très intéressées par cette possibilité de déstocker aux États-Unis, où elles sont très appréciées, mais où la concurrence avec leurs magasins est moins important qu’en Europe », affirme Jacques-Antoine Granjon. American Express apporte dans la corbeille 42 millions de membres américains dotés d’un fort pouvoir d’achat, plusieurs dizaines de milliers de marchands, sa connaissance du marché nord-américain et ses bases de données en matière de comportement d’achat. « Le marché des ventes flash va passer de 2 à 6 milliards de dollars d’ici quelques années seulement », a expliqué Dan Schulman, président du développement d’Amex, lors d’une vidéo-conférence de presse en direct de New York. « Il était clair depuis le début que nous voulions nous lancer avec le leader des ventes privées. Or le leader mondial, c’est Vente Privée. Nous allons commencer petits, voir ce qui fonctionne et y aller pas à pas. Notre but est de créer une entreprise qui dure, avec un service client fantastique, pour faire la différence sur le marché américain. »
Vente Privée et American Express investiront chacun entre 15 et 20 millions de dollars dans cette structure, qui disposera pour débuter d’un capital compris entre 35 et 40 millions de dollars, ainsi bien sûr que du transfert de technologie et de savoir-faire de ses deux parents. Le site devrait débuter par de petites ventes pour « faire prendre la mayonnaise », avant de « rajouter toute l’huile d’olive possible que constituent les millions de membres d’American Express », a expliqué Jacques-Antoine Granjon, le fondateur de Vente Privée.
Les deux partenaires déclarent avoir tablé sur un chiffre d’affaires de 500 millions de dollars d’ici trois ou quatre ans, mais assurent aborder très humblement le marché américain. « L’union entre une entreprise cotée à Wall Street et une entreprise quasi familiale en France peut paraître paradoxale, a ainsi reconnu Jacques-Antoine Granjon. Nous sommes très fiers de pouvoir traverser l’Atlantique et nous abordons le marché américain sans aucune arrogance. »
L’entrepreneur remarque en effet que si son site est une réussite en France, le succès dans les autres pays d’Europe n’a rien d’automatique. « Vente-privée est une bonne idée, nous arrivons à réaliser son exécution en Europe, mais la clé du succès américain est le recrutement des personnes sur place qui mettrons toute leur âme dans le projet. Nous ne perdons pas de vue que notre marché, c’est l’Europe. L’Amérique, ça doit être fait par des Américains pour des Américains. (…) Et Dan Schulman, qui a monté Virgin Mobile avec Richard Branson, est l’homme idéal pour monter ce projet. »
Multiplication des partenariats
Même si le groupe est rentable depuis 2004 et dégage un bénéfice d’environ 6 à 8 % du chiffre d’affaire tous les ans, il reste toujours hostile aux grandes acquisitions. Contrairement à ses concurrents, car eBay vient de racheter l’allemand Brands for Friends (150 millions d’euros) et Amazon l’espagnol Buy Vip (70 millions d’euros). Vente-privée préfère multiplier les partenariats de tous genres. Il a ainsi annoncé mardi un accord avec la foncière Hammerson, qui gère 7 centres commerciaux français. Les chèques cadeaux achetés sur le site peuvent être dépensés dans les boutiques partenaires, comme le propose également le site Groupon, par exemple. Signe que la convergence entre commerçants et e-commerçants a commencé.
Sources: Flore Fauconnier, Journal du Net, Le Figaro
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Ce blog se consacre à une analyse du secteur de la vente privée en ligne. Ainsi, et ce à travers une veille régulière et engagée, je vous présente l’actualité de ce phénomène, qui s’étend de plus en plus sur la toile. Bonne lecture !
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