Le site de vente privée, qui a développé un modèle hybride en France, prépare Noël et ses ambitions sur le marché anglais. Il poursuit ses efforts en France avec, en ligne de mire, la consolidation de sa rentabilité. Explications de son fondateur.
Comment se prépare Noël chez Brandalley ?
C’est le gros rush. Nous mettons en place le réassort des produits et nous avons reçu les nouvelles collections, réalisé les achats. À cette période, nous faisons rentrer énormément de marchandises dans l’entrepôt pour préparer la saisonnalité. Cette année, nous visons entre 40 et 45 % de croissance par rapport au mois de novembre dernier. En volume d’affaires, l’objectif est de 20 millions d’euros sur le mois de novembre 2011.
La société sur les six dernières années a beaucoup recruté et s’est beaucoup développée. Le pic de Noël est marqué par le recrutement d’intérimaires dans l’entrepôt. Généralement, nous doublons les équipes à cette période. En ce moment, une centaine de personnes y travaillent et l’effectif passera à 200 personnes pendant la période de Noël. Dans l’entrepôt qui se trouve au Royaume-Uni, l’effectif habituel de 60 personnes devrait également doubler. Au total, le groupe compte 270 employés et pendant la période de Noël, environ 600 personnes vont travailler pour Brandalley…
Quelle est votre stratégie d’implantation au niveau géographique ?
Elle est très claire. Le groupe est franco-anglais de part la nature de nos accords avec le groupe NewsCorp. Nous sommes les leaders des ventes privées en Angleterre. Sur les 12 derniers mois, nous sommes identifiés dans ce pays comme étant l’acteur qui a la plus forte croissance en termes de trafic. Brandalley devient de plus en plus visible en Angleterre : près de 80 % des marques travaillent avec nous dans ce pays.
Avez-vous des visées sur d’autres pays ?
Aujourd’hui non. Nous nous concentrons pour l’heure sur le marché du Royaume-Uni et de la France qui sont deux marchés très importants. Mais je vois bien Brandalley peser 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en Angleterre d’ici quelques années, compte tenu de la croissance que nous connaissons, de la taille du marché et de la demande.
En effet le marché anglais est très déprimé en termes de distribution. Les marques se tournent vers Internet qui devient un axe majeur de leur stratégie. C’est d’autant plus remarquable qu’au début de l’aventure des ventes privées, les barrières étaient énormes. Aujourd’hui, nous constatons que les marques viennent naturellement sur Internet. Sur les neuf derniers mois, nous avons signé 120 nouvelles marques, dont la plupart à très forte notoriété.
En France, quel est le potentiel selon vous ?
Le marché est en train de devenir très compétitif, notamment sur les ventes privées. Nous avons effectué un repositionnement sur les nouvelles collections car nous étions derrière Vente Privée et le modèle de l’outlet était limité par l’accès aux marques. D’ailleurs, nous avons attaqué Vente Privée devant l’autorité de la concurrence pour abus de position dominante. La démarche est en cours, nous devrions avoir un retour sur cette procédure au deuxième trimestre 2012.
Vous avez décidé de vous repositionner en France en 2010…
Oui, et pour diversifier le modèle, nous sommes allés vers les nouvelles collections des marques. Ce basculement a été réellement opéré en septembre 2010. Et il fonctionne bien, puisque nous avons réalisé 300 % de croissance depuis l’année dernière sur les nouvelles collections. Elles représentent près de 25 % de notre chiffre d’affaires en France.
Les anciennes collections continuent cependant de peser près de 75 % de notre chiffre d’affaires, et l’ADN de Brandalley reste bien sûr notre capacité à écouler ces anciens stocks. En effet, nos clients sont des chasseurs de bons plans, ils veulent acheter des grandes marques, mais à des prix réduits, entre 50 et 70 %. Sur certaines marques, nous faisons plus d’un million de volume d’affaires par an avec des produits de la nouvelle collection. Dans le cadre de nos partenariats, nous signons avec la marque sur la nouvelle collection et nous récupérons les invendus pour les déstocker. Nous demandons à la marque de nous considérer comme un modèle mixte.
Un mot de votre activité sur mobile…
Aujourd’hui nous réalisons presque 8 % de notre chiffre d’affaires sur mobile. Nous envisageons d’atteindre une part de marché de 30 % sur ce canal de vente dans les deux à trois prochaines années. D’ailleurs nous travaillons en ce moment sur la reconversion du site pour passer le filtre de plusieurs opérateurs, iPhone, Blackberry, etc. Le but est d’être compatible avec tous les types de plateforme. Nous continuons le développement de notre “iPhone AP” et de notre “Android AP”, en parallèle. Chaque jour, nous passons énormément de temps sur le site, y compris à mon niveau, car je pense que c’est là que se trouve le cœur de notre expérience utilisateur. Lever le pied sur le produit, c’est le début de la fin, car on perd sa connexion avec le consommateur.
Cdiscount a ouvert une boutique, Rue Du Commerce a été racheté par un acteur de l’immobilier de centres commerciaux… Avez-vous également des projets dans le “mortar” ?
Non, nous n’avons pas pour projet d’ouvrir des magasins physiques, cela n’est pas notre métier. Pour autant, je pense que le deal qui a été réalisé entre Altarea Cogedim et Rue du Commerce ouvre une voie. Ce rapprochement a, en effet, fait beaucoup de bruit dans les milieux des grands opérateurs des fonds d’investissement. Et il va y avoir, à mon sens, de nouveaux projets en faveur du on line. La réelle problématique de ces acteurs est la baisse du trafic dans leurs centres commerciaux et quand ils voient le trafic que nous, les acteurs du on line, sommes capables de générer, des complémentarités peuvent apparaître. Reste à faire les bons arbitrages en termes de cible pour être capable de rediriger du trafic en magasin. Le mouvement est amorcé et je n’ai d’ailleurs pas vu d’autres mouvements tels que celui-ci dans le monde.
Quel est la structure de l’actionnariat de Brandalley et combien de fonds avez-vous levés ?
Nos actionnaires sont La Caisse des dépôts, NewsCorp, Banexi, A+Finance, des poids lourds de l’investissement, qui ont investi au total 35 millions d’euros dans le site depuis son lancement. Cela nous a permis de construire le groupe et de dérouler notre stratégie.
Quid de la rentabilité du site ?
Sur certains mois nous sommes rentables, et sur certains autres pas encore. Pour autant, en octobre, novembre et décembre, nous avons été rentables et sur l’année prochaine cela sera le cas également. Nous avons un réachat très fort sur le site dû à une bonne satisfaction client. Plus d’un millions de clients actifs sur le site réachètent entre deux et trois fois par an.
Source: Martine FUXA pour Ecommercemag
Crédits photo : © ecommercemag.fr
A l’occasion de la 3ème démarque, Brandalley organise le 12 juillet 2011 une opération spéciale intitulée « La nuit des Soldes » : une nuit au cours de laquelle le grand magasin en ligne baissera ses prix toutes les heures.
Des milliers de produits mode pour les femmes, les hommes et les enfants sont concernés par cette opération. De 18h à minuit, leurs prix baisseront de 20% toutes les heures. Ainsi un article vendu 40€ à 18h, ne vaudra plus que 32€ à 19h et un peu plus de 25€ à 20h, etc.
Au niveau des modalités pratiques, il faut savoir que les remises ne seront pas directement visibles sur le site. Il faudra ajouter le produit au panier et saisir un code promo pour que le vrai prix soit calculé. Les articles seront livrés sous 48h.
Vu l’originalité du concept et les réductions proposées, on peut déjà présumer que la nuit des soldes connaitra un beau succès. Brandalley est un habitué de ce genre d’opération événement, pas forcément rentable en elle même mais très efficace pour le recrutement client. On avait connu dans le même genre son « Pay What You Want » où l’internaute choisissait lui même le prix du produit.
Merci à Privea pour cet article !

Brandalley avait annoncé il y a quelques semaines sa volonté de lancer en France son concept de soutien aux jeunes créateurs, déjà testé en Grande-Bretagne. On apprend aujourd’hui que dans le cadre de son année « ELLE aime la Mode », l’hebdomadaire féminin s’associe à l’opération. Le but: parvenir à croiser les chemins de jeunes stylistes en quête de public et d’amateurs de mode en quête de nouveautés.
Le Lab’ c’est quoi ? Une plateforme dédiée aux nouveaux talents pour un soutien en trois étapes. D’abord, les candidats présentent leur collection, leur univers et sont soumis au vote des internautes. Ceux qui dépassent le seuil fixé à 2000 voix pourront proposer leurs pièces en précommande, et ce à un prix avantageux de pré-lancement. Les pièces les plus demandées seront ensuite produites dans les usines partenaires de BrandAlley, en Asie et au Maghreb.
BrandAlley assure donc la production, la commercialisation et la logistique, tandis qu’ELLE se charge de décerner ses coups de cœur. La rédaction du magazine mettra également en avant des créateurs déjà confirmés en proposant ponctuellement des pièces uniques à la vente. Les internautes pourront ainsi acquérir une robe Maxime Simoëns ou Gustavo Lins par exemple.
Le site bénéficie d’une double entrée : côté ELLE, et côté BrandAlley.
ELLE a placé son année 2011 sous le signe du soutien à la vague des nouveaux créateurs et organisera également au mois de mai un concours, « Les Nouveaux talents de la mode », en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication.
Source: Anaïs Lerévérend pour www.FashionMag.com
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Quand Noël s’invite…
Eh oui, depuis quelques semaines, Noël est partout, dans la rue, dans les vitrines des magasins… et sur les sites de ventes privées ! Ainsi, le site Internet Brandalley organise à partir du 28 novembre une vente privée de sapins de Noël. Quatre tailles de sapins seront proposés, mais tous des Abies Nordmaniana. Du 28 novembre prochain à 8h au 6 décembre à minuit, les internautes pourront acheter des sapins de Noël.

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Brandalley entre en bourse ?
Le secteur de l’Internet est en pleine ébullition. Après la vente du premier site français -par la fréquentation-, Priceminister, au Japonais Rakuten en juin dernier pour 200 millions d’euros, c’est au tour de BrandAlley d’envisager une nouvelle étape dans sa jeune histoire. Selon nos informations, le site de mode et de ventes privées mènerait en effet une réflexion sur une possible entrée en Bourse. Voire un rapprochement avec un autre acteur, ont indiqué aux « Echos » des sources proches du dossier.
Contacté, Sven Lug, le PDG fondateur de BrandAlley, a démenti tout mandat pour une opération de fusion-acquisition, et n’a pas souhaité « faire de commentaire » sur le projet d’introducton en Bourse. Selon ces mêmes sources, un mandat aurait même été donné à une banque pour une éventuelle cotation en 2011.
Le site, qui revendique la place de deuxième acteur des ventes privées, très loin toutefois de venteprivée.com, l’incontestable numéro un, aurait été valorisé jusqu’à 300 millions d’euros au maximum, pour un chiffre d’affaires connu en 2009 de… 50 millions.
Toutefois, la voie d’une cotation semble avoir été, pour l’heure, délaissée, au profit de la piste d’un possible rapprochement avec un autre acteur du secteur. Selon nos sources, cette solution serait bel et bien examinée, même si cette possibilité est, pour l’heure, catégoriquement démentie par le patron de BrandAlley..
Ce dernier, qui a déjà conclu un accord capitalistique avec le géant britannique des médias NewsCorp, lequel a apporté 14 millions d’euros, doit à l’évidence bouger sur un marché qui suscite les convoitises. EspaceMax vient ainsi de lever 13 millions d’euros (lire page 13), tandis que venteprivée.com -dont le chiffre d’affaires devrait approcher les 800 millions cette année-fait l’objet de rumeurs récurrentes sur une possible introduction en Bourse dans les prochains mois. Toutefois, de nombreux professionnels jugent cette cotation encore incertaine.
En attendant, BrandAlley a saisi l’Autorité de la Concurrence pour abus de positions dominantes de son grand rival, qui conclurait notamment des contrats d’exclusivité de 36 mois avec les marques.
Par ailleurs, ces opérations potentielles pourraient réanimer un peu le marché parisien, à la traîne par rapport à plusieurs de ses homologues européens en 2010. Surtout après l’abandon de Lucien Barrière.
Source: MARINA ALCARAZ ET ANTOINE BOUDET pour www.lesechos.fr
Bonjour et Bienvenue !
Ce blog se consacre à une analyse du secteur de la vente privée en ligne. Ainsi, et ce à travers une veille régulière et engagée, je vous présente l’actualité de ce phénomène, qui s’étend de plus en plus sur la toile. Bonne lecture !
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